mercredi 24 avril 2013

1ère revue 2013 du secteur de l'éducation





Mesurer le chemin parcouru et ébaucher de nouveaux défis


Le ministre des Enseignements  maternel et primaire, Eric N’Dah a lancé, le mardi 23 avril 2013 au Palais des congrès de Cotonou, les travaux de la première revue annuelle du secteur de l’éducation. C’est en présence de son collègue de l’Enseignement supérieur, François Abiola, des Partenaires techniques et financiers, et de différents acteurs du système éducatif béninois.


Cadre de concertation entre le gouvernement et les différents partenaires, les travaux de cette première revue annuelle permettront de recueillir les appréciations des Partenaires techniques et financiers sur le Plan décennal de développement du secteur (Pddse) actualisé et de se prononcer sur le processus de transmission de la requête de financement du Bénin au Partenariat mondial pour l’éducation (Pme), ainsi que des actions à exécuter à court et moyen termes pour son entrée en vigueur. Mieux, au cours de cette revue,  il sera fait le point de  la mise en œuvre des recommandations de la revue de mai dernier, une analyse de l’évolution des ressources allouées au secteur, l’examen des rapports de performance exercice 2012 et les points d’exécution des budgets-programme gestion 2013 à fin mars, des ministères en charge de l’éducation.

Tout en reconnaissant les progrès enregistrés par le Bénin en termes d’accès à l’éducation de base et de réduction des disparités de genre, le chef de file des Partenaires techniques et financier,  représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Anne Vincent, a déclaré que ces réalisations démontrent qu’avec une utilisation efficace et efficiente des ressources existantes, il est possible de relever les défis liés au renforcement de la qualité,  à l’amélioration du pilotage et la coordination,  à la gestion des flux et à l’adéquation de l’éducation à l’emploi.

Cette première revue sera également l’occasion pour présenter les nouvelles cibles du Pddse actualisé, faire le point de la mise en œuvre du programme, Fonds commun budgétaire et la programmation pour 2013, des financements extérieurs attendus pour la mise en œuvre du Pddse actualisé. Il s’agira aussi de présenter aux différents acteurs de l’école béninoise, le dispositif de pilotage du secteur, échanger sur le plan de communication pour une réelle appropriation, tout en faisant le point sur la feuille de route du Pddse actualisé.

Dans son intervention, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Eric N’Dah, a indiqué que le Pddse actualisé ambitionne de parvenir à un système éducatif en adéquation avec les besoins de développement du Bénin en général, et du marché de l’emploi en particulier. Toute chose, a-t-il poursuivi, qui emmène à plus d’exigences dans les réflexions, dans les options politiques et dans les stratégies.

Selon Anne Vincent, l’insuffisance de ressources n’est pas la seule cause des problèmes du système éducatif du Bénin. Les problèmes de l’école béninoise, a-t-elle indiqué, relèvent aussi de la volonté et de la motivation de bien faire pour atteindre les objectifs fixés. Et d’ajouter : « Les ressources financières, matérielles et humaines existent ou ne sont pas entièrement absentes. Utilisons-les au mieux pour prendre des mesures qu’il faut pour corriger les insuffisances de pilotage du système et garantir une éducation de qualité aux apprenants ».Et le ministre de conclure : « Nous attendons  la proposition d’un mémorandum qui formule clairement des recommandations et des suggestions »


dimanche 21 avril 2013

Ecole nationale d'administration et de la magistrature





Glorieuse sortie pour la 28éme promotion



Le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Sanni Doko, a présidé, samedi 20 avril 2013, à l’amphi Idriss Deby de l’Université d’Abomey-Calavi, la cérémonie officielle de sortie de la 28ème  promotion de l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (Enam) qui a pour parrain et tuteur, le professeur émérite, Maurice Ahanhanzo-Glélé. C’était en présence du directeur de l’Enam, Nicaise Médé, du vice recteur de l’Uac, Maxime da Cruz et du parrain de cette promotion, Maurice Ahanhanzo-Glélé.



C’est dans une ambiance des grands jours, que les 22 meilleurs énarques dans différentes filières ont reçu des présents des autorités pour célébrer leur mérite. Une manière de pousser les autres étudiants à donner le meilleur d’eux-mêmes. Pour le parrain et tuteur de cette 28ème promotion de l’Ecole nationale d'administration et de la magistrature (Enam), le professeur émérite, Maurice Ahanhanzo-Glélé, les énarques qui viennent de sortie, sont appelés à être au service de l’Etat et du citoyen béninois. Tout en exprimant sa profonde reconnaissance aux différents responsables de l’Enam, il a dit qu’il apportera son concours pour une amélioration de leur carrière. 


 « Le Bénin a besoin des gens comme vous, attaché au travail. Etre administrateur est un métier qui doit être exercé dans la compétence, la conscience avec le souci de rendre service aux citoyens. Il faut faire preuve de beaucoup d’intelligence et d’humilité pour relever les défis avec courage et détermination. Il faut avoir la vertu de la politique. La justice et la politique ne font pas bon ménage, alors qu’il existe au même moment, une politique de la justice », a-t-il conseillé aux lauréats. Au cours de cette cérémonie les responsables de l’Enam ont annoncé qu’une bourse de formation est accordée à tous les lauréats du cycle I pour le cycle II.
 
         Quelques majors de la 28ème promotion entourée du parrain, Maurice Ahanhanzo-Glélé ( à gauche) et du directeur de l'Enam, Nicaise  Médé


Le représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Sanni Doko, a déclaré que former les jeunes, c’est aussi assuré la relève. Il a demandé aux lauréats de mettre toujours la touche de l’Enam pour faire la différence. Et d’ajouter : « Je vous invite à l’école de la vie, de la compétence. Ayez  confiance en vous et à votre capacité ».

Pour le vice recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Maxime da Cruz, cette cérémonie de sortie de la 28ème promotion est la célébration du mérite. Toute en souhaitant qu’ils réussissent leur insertion professionnelle, il les a exhortés à donner le meilleur d’eux-mêmes. Le directeur de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam), Nicaise Medé a fait observer que cette promotion est celle de l’éthique, du travail, de la déontologie et de la performance.

Le porte-parole des récipiendaires,  Philippe Akalogoun, a indiqué que le chemin a été long pour eux. « Nous prenons l’engagement de combler l’attente des partenaires de l’administration », a-t-il conclu.

      Photo de famille des 22 majors de la 28ème promotion avec les différents responsables



 Enam: Former pour mieux servir


L’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) est une institution publique noble et prestigieuse. Des qualités qui résident non seulement dans l’enseignement dispensé, mais aussi dans la rigueur de l’encadrement. Cette institution de formation professionnelle et de recherches, implantée à l’intérieur de l’Université d’Abomey-Calavi, a pour mission d’assurer la formation initiale des cadres et agents publics, d’effectuer des recherches et de perfectionner en formation continue les cadres du secteur public comme du privé. Avec 33 professeurs, 300 collaborateurs extérieurs chargés de cours et 59 agents administratifs et de services, l’Enam a enregistré pour le compte de l’année académique 2012-2013, 2 441 élèves au premier cycle et 257 énarques au second cycle.


Elle forme au premier cycle, en secrétariat de direction, en administration des finances, en administration des finances et du trésor, en administration des impôts, en administration du travail et de la sécurité sociale, en administration générale et territoriale, en administration hospitalière, universitaire et d’intendance, en diplomatie et relations internationales, gestion des marchés publics, gestion financière des collectivités locales, en journalisme, planification et de développement local, en sciences et techniques de l’information documentaire.

 En master professionnel, l’Enam forme en administration  des finances et du trésor, en administration générale et territoriale, en administration hospitalière, universitaire et d’intendance, en gestion de projets et en gestion des ressources humaines.

Projet Appui à la réforme du secteur de la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée





Le cycle de formation 2013-2015 de l'Asecmar passe au niveau supérieur



Le projet Appui à la réforme du secteur de la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée (Asecmar) a réuni, depuis vendredi 19 avril 2013, à l’hôtel du port de Cotonou, et ce durant deux semaines, les cadres administratifs de l’action de l’état en mer de 6 pays avec la Cedeao comme institution. Une formation qui s’inscrit dans le cadre du fond de solidarité prioritaire, lancé par la France.



Après la formation des agents de l’action de l’état en mer, c’est-à-dire, du niveau élémentaire, les responsables en charges du projet Appui à la réforme du secteur de la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée (Asecmar), sont passés au niveau supérieur avec la formation des responsables administratifs de l’action de l’état en mer du Bénin, du  Togo, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée, du Nigéria et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), comme institution. Ils sont au total 30 stagiaires qui seront édifiés durant deux semaines sur l’action de l’état en mer. Les stagiaires sont entre autres, de la police, de la douane, des forces navales, de la marine marchande et des magistrats. La théorie et la pratique sont au menu de cette formation. D’ailleurs, le vendredi passé, ils ont effectué un tour en mer, ce qui a permis de les mettre en condition pour la suite de cette formation de Cotonou.

                                                        Le colonel, Yannick  Barrey


Pour le chef du projet Appui à la réforme du secteur de la sécurité maritime dans le Golfe du Guinée (Asecmar), le colonel Yannick Barrey, l’action de l’état en mer concerne également les cadres des administrations de l’action de l’Etat en mer. Les enjeux de la sécurité maritime, a-t-il poursuivi, ont des implications directes, car les ports représentent les ¾ du Produit intérieur brut (Pib) de tous les pays africains ayant une façade maritime. Le colonel Yannick Barrey a souligné que ce cycle de formation 2013-2015 de l’Asecmar, concerne également les cadres qui jouent un rôle important, ce qui permet de faire vivre l’administration  de l’action de l’état en mer.


Selon l’un des stagiaires, le commissaire de police du Bénin, Godinse Ségbo, avec la menace de la piraterie, il s’agit d’une question de plusieurs enjeux, économique, sécuritaire, environnemental et de souveraineté. « La sécurité est le volet, le plus important. Ce qui rend capitale le rôle de la police qui seule, ne peut jouer son rôle en mer sans se coller à la marine », a-t-il mentionné. Mieux, il a reconnu que cette formation donne aux participants un aperçu de tout ce qui se fait en mer, ce qui fait que chaque administration y trouve son compte.

                                     Photo de famille des stagiaires et de leurs formateurs

 
Après avoir reconnu la diminution des actes de piraterie au large des côtés béninoise, le Chef projet Asecmar a indiqué que le phénomène s’est déplacé vers l’ouest du Golfe de Guinée en Côte d’ivoire et au Togo. Ce qui s’explique, selon lui, par le fait que le Bénin a pris des dispositions fortes avec l’achat des patrouilleurs et la mise en place de patrouille mixte avec le Nigéria. 

Un  autre stagiaire, le lieutenant de vaisseau, Ghislain Guie Mouégnan, de la marine ivoirienne, a confié qu’il a appris plus qu’il n’attendait à cette formation de Cotonou. « J’avais une notion un peu flou de l’action de l’état en mer. Nous sommes en train de rédiger en Côte d’Ivoire, un décret sur l’action de l’état en mer. Cette formation est bienvenue, car elle nous aidera à mieux étoffer ce décret afin que les actes de piraterie soit endigué en Côte d’Ivoire », a-t-il confié.

Tout en déclarant que les agents sont volontaires pour constater une infraction en mer, le coopérant français, attaché de défense au ministère de la Défense nationale, le capitaine de frégate, Yannick Barrey, a souligné que le pari du projet Asecmar est que les Etats s’approprient le principe de la notion de Garde côté et de surveillance en mer.
Le stagiaire venu du Togo, le commissaire de la marine en service à la base navale de Lomé, Koffitsé Honkou, a, quant à lui,  laissé entendre qu’il sort grandir de cette formation avec une grande satisfaction, car le Togo est plus que jamais déterminé à lutter contre la piraterie qui met à mal l’image du pays.

vendredi 19 avril 2013

12ème Edition du Best english students'awards (Besa) 2013




Les 21 meilleurs élèves en anglais primés



La 12ème édition du concours Best english students’awards (Besa), a connu le mercredi 17 avril 2013 son épilogue à la maison du peuple de Lokossa, avec la remise de prix aux 21 meilleurs élèves. Ce  concours annuel est initié et organisé par l’Association des Professeurs d’anglais des départements du Mono et du Couffo.



 Le Best english students’awards (Besa)  est un concours d’anglais organisé au profit des élèves  dont l’objectif  est de faire la promotion  de la langue de Shakespeare. En organisant chaque année, ce concours dont la barque a failli tanguer à un moment, les organisateurs veulent  créer un cadre de compétition et de motivation dans le milieu scolaire,  susciter l’intérêt à la pratique de l’anglais qui demeure une langue de référence dans les échanges scientifiques et économiques, contribuer à faire de l’anglais un outil d’intégration régionale voire internationale.  

                                        Vue partielle de quelques lauréats du Besa 2013

Le concours Besa est doté de divers prix qui sont en quelque sorte, une  source d’inspiration et d’émulation. En douze années de pratique, le Besa a enregistré à son palmarès 4.000 élèves impactés dont les progrès linguistiques tant au niveau de l’écrit que de l’expression orale témoignent du bien fondé de cette initiative salvatrice. L’édition 2013 du Besa  a connu la participation de 72 établissements secondaires et la remise de prix à 21 lauréats.

Selon le directeur du Centre culturel américain, Johnston Douglas, la présence de la mission diplomatique américaine à la cérémonie de remise de prix aux lauréats du Besa s’inscrit dans sa volonté d’accompagner les enfants dans leur marche vers l’avenir. « Le concours Besa est une occasion pour stimuler les jeunes, les inciter à améliorer l’usage de la langue anglaise, et ainsi les préparer à affronter l’avenir avec plus de sérénité. Je voudrais donc d’abord adresser mes vives félicitations à toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce magnifique concours », a-t-il poursuivi.  

S’adressant particulièrement aux professeurs d’anglais qui ont organisé ce concours, le directeur du Centre culturel américain a fait observer qu’il est difficile de mesurer la grandeur des efforts qu’ils fournissent de jour comme de nuit  à l’endroit de la jeunesse béninoise.  Et d’ajouter : « Nous sommes venus vous manifester notre reconnaissance, non seulement pour cette formidable œuvre, mais aussi pour votre dévouement et vos sacrifices de tous les jours. Le travail que vous abattez est crucial pour relever les défis de demain. Votre travail est immense, parce que, au-delà de l’enseignement que vous prodiguez, vous être en train de bâtir le socle du prochain épisode de l’histoire du Bénin ».

Selon  Johnston Douglas,  à travers les séminaires de formation, les bourses d’études aux Etats-Unis, les séminaires de formation en ligne, les matériels didactiques et beaucoup d’autres programmes, la mission diplomatique  américaine  a prouvé son engagement inébranlable à promouvoir la langue anglaise, car l’une de  ses priorités consiste à promouvoir l’utilisation de cette langue au Bénin. « Ma présence parmi vous aujourd’hui est la preuve et le renouvellement de cet engagement, afin de consolider les relations entre le peuple béninois et le peuple américain », a-t-il renchéri.  

Il faut rappeler que le concours Besa est organisé tous les ans à des dates retenues par le comité d’organisation selon le calendrier scolaire, sur autorisation du directeur Départemental de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle, de la reconversion et de l’insertion des Jeunes. Le concours Besa connaît deux grandes phases, la phase de l’organisation du concours  et la phase de la cérémonie de remise des  prix aux méritants. La remise des prix constitue pour les sponsors une occasion pour faire découvrir davantage leurs entreprises afin d’accroître leurs chiffres d’affaires.