jeudi 16 mai 2013

Semaine mondiale d'action 2013 au Bénin




Le recrutement et l’allocation des enseignants sur la sellette


La Coalition béninoise des organisations pour l’Education pour tous (Cbo-Ept), a organisé le mardi 7 mai 2013, à Porto-Novo, une table ronde sur la politique de recrutement et  d’allocation du personnel enseignant au Bénin. Une activité qui s’inscrit dans le cadre de l’édition 2013 de  la semaine mondiale d’action pour l’éducation. Cette table ronde a débouché sur des résolutions et sur une feuille de route bien établie.



Cette table ronde de Porto-Novo ambitionne contribuer à l’amélioration de la qualité de l’éducation au Bénin. Ces assises s’inscrivent dans le cadre de la célébration de l’édition 2013 de la semaine mondiale d’action qui a pour thème : « Chaque enfant a besoin d’un enseignant ». Un thème qui interpelle les décideurs politiques sur le rôle déterminant qui est le leur dans la définition d’une politique éducative claire, soutenue par des ressources adéquates afin d’offrir un service éducatif de qualité à tous les enfants en âge d’aller à l’école.

Les participants au cours de la rencontre


Un service de qualité qui suppose des enseignants biens formés, équipés, motivés, suivi, recrutés et redéployés en nombre suffisant dans toutes les régions du pays. « Chaque enfant a besoin d’un enseignant » montre également l’importance du rôle d’accompagnement que l’enseignant doit jouer dans le processus d’apprentissage des enfants afin d’assurer leur maintient à l’école jusqu’à la fin de leur cursus primaire.

Il faut rappeler qu’au Bénin, un enfant sur trois, inscrit au CI, abandonne les classes avant la fin du cursus scolaire, le nombre d’enseignants qualifiés est insuffisant et inégalement réparti sur toute l’étendue du territoire nationale et les quotas horaires ne sont pas respectés dans les classes, à peine 600 heures respectées sur les 1008 heures de travail réglementaire au primaire.

C’est dans ce contexte que, ne pouvant pas rester en marge de cette célébration, la Coalition béninoise des organisations pour l’Education pour tous (Cbo-Ept), en partenariat avec l’Agence australienne pour le développement, dans le cadre de la mise en œuvre  du projet Fonds de la société civile pour l’éducation (Fsce/Aus Aid),  a organisé cette table-ronde qui a permis aux différents acteurs d’échanger sur les limites de la politique de recrutement et d’allocation des enseignants au Bénin.

 Pour les participants, cette rencontre a permis d’examiner et d’identifier les goulots d’étranglement dans la mise en œuvre de la politique d’allocation du personnel enseignant du primaire. Avec des propositions pour des mesures alternatives, les participants ont suggéré l’actualisation des textes en vigueur, et ont amené les autorités en charge de l’éducation, à prendre des engagements pour la résolution des problèmes liés au recrutement et à l’allocation des enseignants.  En somme, un pas important est franchi dans le débat sur la politique de recrutement et d’allocation des enseignants du Bénin.

dimanche 12 mai 2013

4ème séance de dissémination des résultats des enquêtes Afrobarometer au Bénin





La participation électorale des citoyens béninois disséqués 



L’Institut de recherche empirique en économie politique (Ireep), a organisé, mercredi 8 mai 2013, au chant d’oiseau de Cotonou, la 4ème séance de présentation des résultats du round 5 des enquêtes afrobarometer qui porte sur la participation électorale au Bénin.


Afrobaromètre est une série comparative d’enquête d’opinions publiques, couvrant jusqu’à 36 pays africains pour le round 5 qui s’étend de 2011 à 2013. Les activités Afrobarometer au Bénin sont coordonnées par l’équipe de recherche de l’Institut de recherche empirique en économie politique (Ireep). Selon le directeur adjoint de l’Ireep, Sébastien  Sotindjo, la présentation au public des fruits des travaux de recherche, n’est pas dans les habitudes des structures de recherche. Cet exercice de dissémination, a-t-il poursuivi, permet de discuter avec le public, ce qui la rend importante. « On ne peut changer de mentalité sans faire des enquêtes », a souligné Sébastien Sotindjo.

Le présidium au cours de la dissémination


En présentant Afrobarometer, Richard  Houessou  a indiqué qu’Afrobarometer mesure l’atmosphère publique sur la démocratie et d’éventuelles solutions alternatives, évalue  la qualité de la gouvernance et la performance économique, tout en donnant la parole aux citoyens. L’enquête Afrobarometer jauge également le point de vue de l’électorat sur les questions politiques critiques dans les pays de l’étude.

Les travaux de terrain pour le round 5 d’Afrobarometer sont conduits au Bénin du 16 novembre au 6 décembre 2011. Dans la présentation des résultats de cette enquête, le chercheur sénior de l’Ireep, Cyriaque Edon a indiqué que l’enquête qui a porté sur la participation électorale, a pris en compte 1 200 adultes béninois interviewés.  Un échantillon de cette taille donne des résultats avec une marge d’erreur plus ou moins 3% pour un degré de confiance de 95 %. Il faut rappeler que les séries d’enquêtes afro baromètre  réalisés entre 2005 et 2011 au Bénin ont montré que les citoyens béninois exercent massivement leur devoir civique. Les proportions des citoyens déclarant avoir voté aux différentes élections de 2005, 2008 et 2011 sont respectivement de 88,3%, 92% et 89%. Ainsi, en moyenne, plus de 8 béninois sur 10 ont pris part à ces différentes consultations électorales. Il en ressort également que plusieurs facteurs influencent la participation des citoyens aux élections.



 vue partielle des participants

Pour la majorité des interviewés, la participation au vote est influencée par les informations provenant de sources diverses. Parmi les béninois qui reçoivent quelque fois par mois les informations radiodiffusées, 91% déclarent avoir participé aux élections présidentielles de 2011 alors que plus de 8 sur 10 citoyens qui n’ont jamais accès affirment le contraire.

Sur la discrimination ethnique

De l’analyse des résultats de cette enquête, il ressort également que les béninois n’estiment pas que leur groupe ethnique est injustement traité par le gouvernement. Parmi les sondés, plus de 5 sur 10 estiment que leur groupe ethnique n’est jamais injustement traité. Toutefois, 3 béninois sur 10 estiment que le gouvernement traite quelques fois injustement leur groupe ethnique et 1 béninois sur 10 déclare que le gouvernement traite souvent injustement son groupe ethnique. Ce qui n’affecte pas leur comportement dans l’expression de leur devoir civique.

Le clientélisme affecte le taux de participation aux élections

Les citoyens interviewés lors de la 5ème édition des enquêtes afrobarometer ont permis d’observer que 63% des citoyens estiment n’avoir jamais reçu en échange à leur vote des vivres ou un cadeau ou de l’argent de la part d’un candidat ou un membre d’un parti politique contre 7% qui en reçoivent souvent. Le clientélisme affecte positivement le taux de participation aux élections de 2011. En effet, 96% de ceux qui déclarent avoir souvent reçu de vivres ou de cadeau ou de l’argent d’un parti politique ou d’un candidat ont participé aux votes de 2011. Ce taux est de 92,3% et 85,4% respectivement pour ceux qui déclarent avoir reçu une ou deux fois et ceux qui déclarent avoir jamais reçu ni vivres, ni cadeau, ni argent.

Les enquêtes afrobarometer ont également permis d’observer que l’intérêt que porte le citoyen aux affaires publiques accroît la participation aux élections. Ainsi, les citoyens qui déclarent ne « pas du tout intéressés » par les affaires publiques participent moins aux élections comparativement à ceux qui déclarent « plutôt intéressés ». Cette différence de comportement électoral s’accentue au fur et à mesure que l’intérêt aux affaires publiques augmente.


dimanche 5 mai 2013

En mission d'enseignement au Niger




Les enseignants de l’Uac, de retour


L’Université d’Abomey-Calavi a envoyé depuis le 27 avril dernier et dans 3 universités du Niger, une mission d’enseignement entièrement prise en charge par l’Uac, dans le cadre de l’intégration régionale et de concrétiser le rêve des pères fondateurs du Conseil de l’Entente. Les enseignants, membres de cette mission de retour au Bénin, sont reçus le 5 mai 2013, par l’équipe rectorale, dans une ambiance conviviale.



C’est abord d’un véhicule de service de l’Université d’Abomey-Calavi, que les 10 enseignants- chercheurs de retour de Niamey, son accueillir hier, un jour dominical, par toute l’équipe rectorale. Le champagne est sauté pour célébrer le retour sain et sauf de tous les enseignants qui ont parcouru tant de kilomètres et marquer la réussite de cette mission inédite. Le voyage Cotonou-Zinder, soit plus de 2 000 km est effectué par voie terrestre. Durant une semaine, les 10 enseignants de l’Université d’Abomey-Calavi, répartis en groupe, ont donné des cours, dans les universités de Tahoua, de Maradi et de Zender. 

Selon le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Brice Augustin Sinsin, les universités peuvent aider les gouvernants à mieux polir leur politique d’intégration. C’est dans cette logique, a-t-il précisé que, s’inscrit l’inscription des étrangers dans les universités et aussi l’envoie d’étudiants ou d’enseignants dans d’autres pays. « Dans cette même logique, les universités africaines peuvent se tendre la main. Nous avons les mêmes défis entre autres, une pénurie d’enseignants et un nombre important d’étudiants avec ses corolaires », a-t-il fait observer.

                           Le recteur Brice Sinsin et les enseignants de retour du Niger


A l’université de Zender, le professeur Rock Houingnihin a enseigné la sociologie de la santé, Laure Capo-Chichi épouse Zanou a dispensé des cours en littérature féminine africaine, et Ambroise Médégan a donné des conférences en littérature américaine contemporaine. A l’Université de Maradi, le professeur François Xavier Fifatin a enseigné, l’électronique de puissance, Augustin Akouté, alimentation animale, Joseph Dossou, génies des procédés en agroalimentaires et opérations unitaires de transformations, et Romain Glélé Kakaï, bio statistique 1 et 2. A l’Université de Tahoua, le professeur Arnaud Houedjissin a donné  des cours en régimes matrimoniaux, Léon Josse,  histoire des institutions, et Jean-Claude Hounyovi en marketing.

Au-delà de tout, a rappelé  le recteur Brice Sinsin, le Bénin et le Niger sont tous de la même sous région. « Nous avons pris la décision d’accompagner la politique d’intégration régionale avec l’envoie de cette mission d’enseignement au Niger. Non seulement, c’est un signe d’intégration, c’est aussi une façon de manifester notre volonté », a-t-il déclaré. 

                     Vue partielle des enseignants de cette mission d'enseignement au Niger

Le porte-parole des enseignants de cette mission, Ambroise Médégan, a exprimé sa satisfaction pour avoir vécu cette expérience très édifiante. « Nous sommes heureux du travail accompli et d’avoir vécu une expérience humaine, très enrichissante », a-t-il confié.

Très émus des résultats de cette première expérience, le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Brice Sinsin a promis que cette mission sera répété, chaque année. « C’est une manière d’affirmer le rôle de l’université dans l’intégration régionale, en montrant comment, même étant pauvre, il est possible de s’entraider », a-t-il conclu.

3ème Journée de la coopération interuniversitaire





L’Uac lance un téléthon


Le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Brice Augustin Sinsin, a lancé, le vendredi 3 mais 2013, à l’amphi Idriss Deby, un téléthon « Ensemble construisons l’Uac », dans le cadre de l’organisation de la 3ème Journée de la coopération interuniversitaire qui se tiendra du 18 au 20 juin prochain. 


Réduire le déficit auquel est confronté l’Université d’Abomey-Calavi en termes d’infrastructures académiques dans les centres universitaires, tel est libellé l’objectif de ce téléthon « Ensemble construisons l’Uac » initié par l’équipe rectorale.  Le lancement de cette opération inédite a permis de récolter sur place, 821 430 F Cfa et des engagements d’une valeur de 581 500 F Cfa. Ce qui représente déjà un premier effort de toute la communauté universitaire qui a mis la main à la poche.


         Le Vice recteur, Farougou Chouaïbou introduisant son enveloppe dans l'urne du téléthon


Selon le recteur Brice Sinsin, l’Université est le cadre privilégié où l’éducation et la formation des ressources humaines doivent être en harmonie avec les besoins de développement de la nation. Il a déploré le fait que l’Université d’Abomey-Calavi reste un gros village où plus de 95 000 étudiants gazouillent à la recherche d’une brique ou d’un bout de place afin d’être à son aise pour un cours. Pire, il n’est pas rare d’observer le spectacle désolant d’étudiants suivant les cours sous des arbres. 


Dans son intervention, le vice recteur chargé de la coopération internationale, Farougou Chouaïbou, a rappelé que  l’Uac est confronté à  de nombreux défis et l’organisation de ce téléthon constitue  une opportunité pour les partenaires de démontrer leurs engagements pour la construction de la première université du Bénin. « Je compte sur toute la communauté universitaire pour la réussite de cette mission », a confié, le nouvel Agent comptable de l’Uac, Célestin Adangbo.


Les ressources collectées dans le cadre de cette opération seront utilisées pour la   construction d’un bloc de salle de cours érigé sur trois niveaux. Il est attendu de ce téléthon, une mobilisation de fonds à hauteur de 520 000 000 F Cfa pour atteindre ses ambitions. Toujours dans un élan de transparence, l’équipe rectorale rendra compte de chaque centime reçu de tout acteur ou partenaire. Ainsi, il sera mis quotidiennement sur le site web de l’Uac, toutes les contributions reçues avec les noms et les montants. Un compte spécial est ouvert à EcoBank-Bénin : Uac Téléthon, numéro 0220321106970701,  pour recueillir les dons de ce téléthon, ce qui permet de garantir une traçabilité de toutes les contributions. Pour ceux qui veulent déposer directement à l’Uac, ils peuvent se rapprocher du Service de la coopération internationale qui saura les orienté vers le Service chargé de recevoir les dons, contre un reçu.


 « Chacun de nous, étudiants, anciens étudiants, enseignants, parents, partenaires sociaux, représentations internationales, membres de la diaspora, ministres, directeurs, chefs d’entreprises, tous les vaillants béninois et amis du Bénin qui portent  cette université dans leur cœur, c’est ici l’instant privilégié où cette université qui a fait de nous ce que nous sommes ou ce à quoi nous aspirons, vous tend la main pour solliciter vos contributions, vos concours », a lancé le recteur de l’Uac, Brice Sinsin.

           La maquette de l'amphi qui sera construit par le financement des revenus de ce téléthon